Cahier 2009-14

Titre :Capital humain et changements structurels : Quel est leur degré d’interaction dans
Résumé :Le capital humain (appréhendé par les taux de scolarité) est, dans les modèles empiriques, peu significatif dans l'explication des phénomènes de croissance des pays en voie de développement. Une explication à cela est que l’augmentation du stock de capital humain n’a aucun effet sur la croissance si il est mal alloué et sous-employé. Pour une petite économie ouvert, dans un modèle à deux secteurs, nous montrons que l'effet de l’éducation sur la croissance est plus significatif si le pays est dans une phase de changement structurel qui conduit à une augmentation de la demande de travail qualifié. Dans ce modèle, nous prêtons une attention particulière au rôle des entrepreneurs dans l'augmentation de la demande de compétences dans le secteur moderne et nous proposons de le mesurer par la diversification des exportations. Nous proposons alors une spécification économétrique d'un modèle de croissance avec changement structure, à deux secteurs et deux types de facteur travail (qualifié et non qualifié). Partant d’'un échantillon d'économies émergentes nous proposons le résultat économétrique selon lequel la réduction de la part du secteur traditionnelle de l’économie et une plus grande diversification des exportations, ont une influence positive sur la croissance.
Mot(s) clé :Capital humain, croissance, changement structurel
Title:Human capital and structural change: how do they interact with each other in growth?
Abstract:Human capital measures (schooling) are poorly significant in explaining growth for developing countries. An explanation is that increases in human capital have no significant effect on growth if this human capital is misallocated and underemployed. In a simple two-sector model of a small open economy, we show that the effect of education on growth is more significant if the country has entered into the structural change that raises the demand for skilled labour. Moreover, we give a special attention to the role of entrepreneurs in the increase in the demand for skills in the modern sector and propose to measure it through the diversification of exports. We then derive an econometric specification from a simple two-sector model of growth with structural change and different levels of skills. From a sample of emerging economies, we provide econometric evidence that the reduction in the traditional share of GDP and a higher diversification of export both have a positive influence on growth rates. We also show that if the drop in traditional activities is to matter for growth, it is not through the skill reallocation from traditional to modern activities whereas export diversification is a factor of higher growth, directly but also through the enhancement of the effect of human capital on the increase of GDP. Then, the point could be that if reallocation of skills is to matter, it is more probably through shifts among the industrial sector, from the older to the newer activities than across sectors, from the traditional to the modern.
Keyword(s):Human capital, growth, structural change
Auteur(s) :Dalila NICET – CHENAF (GREThA UMR CNRS 5113), Eric ROUGIER (GREThA UMR CNRS 5113)
JEL Class.:C23, O14, O15

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